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Article paru dans le Vers L'avenir du 19 décembre 2009

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Article paru sur www.ftu-namur.org Femmes et informatique: les racines d’une indifférence (cliquez sur le lien pour voir l'article original)

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Article paru sur www.lalibre.be le 7/04/2008 (cliquez sur le lien pour voir l'article original)

Le malentendu des femmes et de l'informatique

SOLANGE BERGER

Mis en ligne le 07/04/2008

"Les employeurs ont aussi tout à gagner en incorporant des femmes dans leurs équipes, car elles peuvent apporter de nouvelles compétences et de nouveaux regards et offrent une meilleure représentation de leur clientèle", explique Elena Lanzoni.

Seize. C’est le pourcentage de femmes qu’on trouve parmi les spécialistes de l’informatique en Belgique. C’est peu. Et il faut, par ailleurs, faire face à un cercle vicieux : il y a peu de femmes informaticiennes dans les entreprises, mais il y a aussi peu de femmes qui postulent à ces postes. Dans les formations en informatique, on compte seulement 8 à 10 pc de femmes. “Elles se concentrent souvent dans quelques filières de formation”, note Laure Lemaire, directrice d’Interface 3, une association qui, depuis 1988, forme des femmes pour les aider à trouver un emploi. Ainsi, si les filles sont majoritaires à l’université (52 pc en Communauté française), leur répartition est très inégale d’une faculté à l’autre. On les retrouve surtout dans les disciplines humaines et de la santé, mais très peu dans les sciences (35 pc) et surtout peu dans les sciences appliquées (20 pc). Dans les écoles supérieures de la Communauté française, 57 pc des étudiants sont des filles. Mais elles sont moins de 15 pc dans les disciplines techniques. “Les filles choisissent souvent des secteurs qui ne sont pas toujours très porteurs et ne débouchent pas sur des emplois. Il faut essayer de diversifier les choix professionnels des femmes. Leur faire comprendre qu’en choisissant l’informatique, il y a un emploi à la clé, avec, en plus, des salaires intéressants et des opportunités de carrière.”

Une question culturelle

Pour certains spécialistes, ce faible intérêt des filles pour les matières techniques est lié au fait que garçons et filles feraient travailler de manière différente les deux hémisphères de leur cerveau. Pour d’autres, la source est à chercher du côté des images culturelles et des mentalités. “Le choix d’un métier est parfois très culturel. En Malaisie, par exemple, 60 pc des informaticiens sont des femmes. Tout simplement parce que c’est un métier considéré comme fait pour elles : il se fait à l’intérieur, c’est propre et on ne se montre pas trop”, raconte Laure Lemaire.

Chez nous, les mentalités sont différentes. Et des préjugés apparaissent déjà très tôt. Des études montrent notamment que 24 heures après la naissance, les parents s’attendent à des comportements différents de leur bébé si c’est une fille ou un garçon. Plus tard, ils encourageront leurs enfants à participer à des activités stéréotypées : les garçons jouent aux voitures et les filles à la poupée. L’enfant lui-même observe les modèles du même sexe que lui.

A cela se greffe aussi la perception qu’on a de soi, toujours selon certains stéréotypes : les filles sont soi-disant moins bonnes en mathématiques et, donc, en informatique… Elles vont finir par le croire.

Des recherches ont montré que les filles avaient de moins bons résultats en mathématiques quand elles passaient des tests entourées de garçons. “Dans nos formations, nous n’avons que des femmes”, souligne Elena Lanzoni, d’Interface 3. “On a constaté que quand les hommes ne sont pas là, les technologies deviennent une affaire de femmes. Et puis, ce sont des femmes qui donnent cours, ce qui implique une certaine identification de la part des élèves.”

L’approche des hommes et des femmes vis-à-vis de l’informatique est aussi différente. Si les filles s’intéressent à l’ordinateur pour son usage pratique, les garçons le font plus facilement pour la machine en tant que telle. Et puis, l’intérêt pour l’informatique vient aussi souvent quand on en a besoin. “Un intérêt qui commence en général par les jeux. Or, la plupart des jeux sont plutôt destinés aux garçons.”

Autre facteur : les stéréotypes liés à la carrière. Celle-ci est encore souvent réservée aux garçons, alors que la fille doit s’occuper de sa famille.

"Il faut aussi changer l'image qu'on a de l'informatique en général", rajoute Laure Lemaire. "Il n'y a pas qu'un aspect technique. Les informaticiens doivent aussi avoir des contacts avec des collègues, aller voir des clients,... Tous les informaticiens ne sont pas des "hackers", solitaires et asociaux, et donc considérés comme antiféminins, les filles considérant comme importantes les relations interpersonnelles."

L'image de l'ordinateur doit aussi évoluer. "Il faut démystifier la machine. C'est pour cela que nous offrons des formations très pratiques. Les femmes peuvent aussi s'approprier l'outil pour en faire quelque chose de créatif", note Laure Lemaire qui précise : "Nous parlons ici vraiment de gestion de l'informatique, de réseaux,... et pas de bureautique."

Reste à sensibiliser les femmes à cette problématique. "Avec d'autres associations, nous avons lancé le projet Ada", précise la directrice d'Interface 3. "Il propose de faire explorer l'informatique aux petites filles, initier aussi leurs institutrices, donner une image réaliste et féminine des métiers de l'IT pour que les filles s'y orientent, aider les employeurs à analyser comment leurs pratiques peuvent décourager les femmes, sensibiliser les écoles supérieures ou encore changer l'image de l'informatique."

Dans la vie quotidienne

Mais, tout compte fait, faut-il à tout prix des femmes en informatique ? Certains métiers sont plus masculins et d'autres plus féminins. Est-ce un mal ? "L'informatique est transversale à tous les secteurs de l'économie et a de plus en plus d'impact dans la vie quotidienne. Elle impose de nouvelles façons de travailler. Aujourd'hui, toute la recherche d'information passe par l'informatique. Ce serait dommage de ne pas avoir de femmes dans cette matière. Si elles ne participent pas à la conception de systèmes informatiques et n'en ont pas la maîtrise, c'est dommageable. C'est un peu comme si on disait qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des femmes en politique", estime Laure Lemaire.

"Les employeurs ont aussi tout à gagner en incorporant des femmes dans leurs équipes, car elles peuvent apporter de nouvelles compétences et de nouveaux regards et offrent une meilleure représentation de leur clientèle", explique Elena Lanzoni.

Et les employeurs semblent plus ouverts. "Il y a actuellement un problème de pénurie", constate Laure Lemaire. "Les employeurs se tournent dès lors plus facilement vers les femmes. Ils disent également qu'il faut sensibiliser les jeunes à ce problème pour les attirer vers des formations en informatique. Les filles aussi."

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Article paru sur www.aida-online.be le 7/04/2008 (cliquez sur le lien pour voir l'article original)

Centre de recherche sur la sociologie de l’enseignement (K.U.L.)

Le genre n’influence pas l’utilisation de l’informatique pendant les études

Suite à la publication d’une étude de la KUL, fin 2006, la presse titrait : "La fracture numérique est féminine" ou encore "Les filles sont moins taillées pour l’ordinateur"… Sceptique, Ada a voulu approfondir ce rapport... Pour constater que la vérité est quelque peu plus nuancée.

L’été dernier, Jef Peeraer et Jef C. Verhoeven publiaient les résultats de leur étude sur l’influence de l’origine sociale et du genre sur l’approche des TIC par les étudiants universitaires (1). Les chercheurs se sont également penchés sur la formation antérieure des étudiants et sur l’emploi et la formation de leurs parents. Pourtant, seul le genre s’est avéré être un élément significatif expliquant un écart dans l’utilisation des TIC, dans les compétences TIC et dans l’attitude envers les TIC parmi les étudiants.

Le fait que la science a trouvé une différence entre filles et garçons dans leur rapport à l’ordinateur a littéralement aimanté la presse flamande : celle-ci s’est empressée de titrer sans détours ses articles à coup de "La fracture numérique est féminine" (2) ou encore "Les filles sont moins taillées pour l’ordinateur" (3) ... Dans le doute, Ada a voulu approfondir les résultats de cette étude. Pour constater que la vérité est quelque peu plus nuancée...

Suite à leur étude des sources dans le cadre de la recherche sur les "gender differences", les chercheurs rapportent que : "Les résultats ne sont pas univoques. Certains chercheurs ne décèlent aucune différence de sexe en matière de technophobie (Anthony, Clarke et Anderson in van Braak e.a., 2002, p.2) ou trouvent des résultats contraires auprès d’échantillons différents (Brosnan et Lee in van Braak e.a., 2002, p.2) (4) ".

Les résultats de leur propre étude révèlent quant à eux que "les hommes possèdent de meilleures compétences TIC que les femmes, surtout dans le développement de sites web et la maintenance, la gestion et la sécurité du hardware et du software. Les aptitudes concernant l’utilisation d’applications internet plus simples telles que la messagerie électronique, le chat et la recherche, ne diffèrent pas entre les hommes et les femmes".

Le fait que les étudiants masculins démontrent des compétences supérieures à celles des femmes en informatique est attesté par les résultats. Par contre, le genre s’avère n’avoir aucun effet sur l’usage informatique lié aux études :

"Les étudiants masculins s’estimeront familiarisés avec une plus grande gamme d’applications informatiques, mais ils s’expriment de manière moins positive quand il s’agit de décrire les attributs des ordinateurs dans le cadre de leurs études. En ce qui concerne l’utilisation en tant que telle, il est frappant de constater que les étudiants masculins utilisent davantage que les filles l’ordinateur pour se divertir et moins pour étudier".

Lize De Clercq
janvier 2007

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Article paru sur www.lalibre.be le 6/03/2008 (cliquez sur le lien pour voir l'article original)

Formation pour femmes en quête d'emploi

Chantal Godard

Mis en ligne le 06/03/2008

Interface 3 offre aux demandeurs d'emploi une formation aux NTIC et aux télécommunications.

Interface 3 Namur a le vent en poupe en matière de formation aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Créée fin 2004, l'association s'est installée dans les bâtiments du Bureau Economique de la Province dès 2005 et offre des formations qualifiantes aux TIC. A la recherche de stages en entreprise pour ses stagiaires, l'association a établi un partenariat avec Belgacom pour offrir à seize stagiaires de 18 à 50 ans une formation spécialisée d' "IT/Telecom assistante". Cette formation est gratuite pour les demandeurs d'emploi grâce à une convention avec le Forem et des subventions du Fonds Social Européen et de la Région Wallonne. Et depuis le 13 novembre dernier, les stagiaires reçoivent une formation intensive (835 h) à l'informatique, à la bureautique, à l'anglais, à la communication, etc. et bénéficient en outre d'un accompagnement spécifique. "Nous offrons une formation qualifiante où n'importent pas seulement les compétences mais aussi le savoir être et le savoir vivre qui comptent à 50 pc dans la vie professionnelle".

D'ici quelques jours, les stagiaires partiront en observation chez Belgacom et, in fine, ils bénéficieront d'une formation de 6 semaines sur le terrain avec un emploi à la clé pour ceux qui auront réussi. Parmi les stagiaires, Jenny, 20 ans, a sauté sur l'occasion : "Je n'avais pas envie de faire un graduat après avoir fait 6 années de techniques sociales. J'ai travaillé à la chaîne dans des usines alimentaires et pharmaceutiques. Etant au chômage, je n'avais pas envie de rester inactive et je me suis dit, pourquoi pas ?".

Après avoir entamé des études universitaires et tâté un graduat en bibliothèque "qui ne lui convenait pas non plus", Marie-Aude, 22 ans, se dit enthousiaste : "La formation me plaît énormément. Il faut pouvoir faire ses preuves !". Arrivée depuis 5 mois de l'Ile Maurice avec son frère et sa soeur jumelle, Joëlle, 18 ans, "ne voulait pas perdre l'habitude du travail. Je suis très intéressée par l'informatique et je trouve ici une grande famille avec laquelle je me sens bien".

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Article paru data news | N° 11 | 21 MARS 2008 (Accés à l'article complet)

Femmes & ICT
Le Forem namurois tire la sonnette d’alarme: on manque de chefs de projet informatique sur la Province.
La faute au vieillissement de la main-d’oeuvre et au manque d’attrait des jeunes pour les études informatiques.

Le Forem remarque également que les femmes sont sous-représentées dans le métier.

Message reçu 5 sur 5 par l’opérateur de formation namurois Interface 3. Godelieve Ugeux, administratrice-déléguée: ”Depuis fin 2004, nous avons organisé des formations qualifiantes (chacune entre 1. 200 et 800 heures) d’administrateur- trice(s) réseaux, de collaborateur- trice(s) en web commercial, et depuis novembre en télécommunications pour un public majoritairement féminin et porteur d’un certificat d’études secondaires supérieures.

Pour la formation en télécommunications, nous avons établi un partenariat avec Belgacom qui nous a proposé un profil de compétences, assuré une participation financière dans le cadre de la Responsabilité Sociale des Entreprises et promis un stage et un emploi pour les 16 stagiaires qui réussissent leur formation. Nous avons en effet
décidé de travailler dorénavant en fonction des profils recherchés sur le marché de l’emploi et en collaboration avec des entreprises qui ont besoin de personnel en informatique. Nous cherchons à ce titre de nouveaux partenaires de formation. Il nous semble que des entreprises peuvent avec fruit commanditer des formations ou des profils de fonction accessibles à notre public de demandeurs d’emploi que ce soit en télécoms, en sécurité
ou en réseaux, et ce dans l’option bien comprise de la responsabilité sociale des entreprises.”

Godelieve Ugeux interface3

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Article paru dans la Libre Belique le 20/11/07 (cliquez sur l'image pour agrandir)

Presse_interface3Namur_formation

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Namur formation

Bientôt, ils seront techniciens en télécommunication

Florence, Thomas, Marie-Aude ou Camille n'avaient qu'une vague idée de ce que représentaient les télécommunications. Aujourd'hui, ils font 'partie d'un groupe de 16 personnes qui planchent, cinq jours par semaine de 8h30 à 16h30 sur les techniques informatiques, l'anglais ou la communication. C'est à l'invitation de l'ASBL «Interface 3 Namur» qu'ils se sont inscrits dans cette formation.

«Nous sommes une ASBL reconnue par la Région wallonne et le Fonds Social Européen, explique Godelieve Ugeux, directrice d'Interface 3 Namur. Nous avons, dès le départ, voulu travailler avec des femmes dans les secteurs de l'informatique et de la télécommunication. Il faut savoir que, dans ce domaine, on ne trouve que 11 à 12 % de femmes. Nous avons donc voulu rétablir l'équilibre.»"

Mais, si cette réalité reste d'actualité, on constate que même les hommes délaissent ces métiers. Pour résoudre le problème, Interface 3 Namur organise, en ce moment, une formation de 900 heures. Débutée le 13 novembre, elle s'achèvera le 12 juillet. Elle s'adresse aux demandeurs et demandeuses d'emploi possédant un diplôme secondaire supérieur. «Après le Web commercial l'an dernier, nous avons opté pour la téléphonie. Nous avons donc contacté Belgacom qui participe à la formation au titre de sponsor. Normalement, le Forem exige 100 % de réussite. Cela signifie que toutes les personnes qui sortiront de cette formation seront assurées de décrocher un poste au sein du groupe Belgacom. Pour assurer la qualité des cours, nous avons fait appel à Technobel, un centre de compétences reconnu par la Région wallonne et situé à Lessive. sur le site RTT.» Les participants devront aussi faire un stage d'observation. La partie pratique de celui-ci est comptée dans le stage. «Nous manquons de personnel technique dans de nombreuses branches du groupe ». confirme Juliette Agro, responsable de l'engagement chez Belgacom. «Mais, pas question pour autant de brader les emplois.»
Ainsi, dans la répartition des tâches, si «Interface 3 Namur» coordonne l'action, ses responsables organisent également les cours d'anglais ou de communication et, plus largement, l'acquisition de tout ce qui facilitera soit l'intégration de ces personnes dans la vie active soit leurs futures recherches d'emplois. Quant à Technobel, ce pôle se charge de la formation purement technique.

Notre formation se fait sur base d'un temps plein, souligne Godelieve Ugeux. En plus de la technique, nous apporterons aux apprenants des outils pour les aider dans la recherche d'emploi. Nous imposons une certaine discipline. Les absents devront nous présenter absolu- ment un certificat médical. Ces élèves signent un contrat les liant notre ASBL, au Forem et l'ONEM. Ne pas le respecter, c'est s'exposer des sanctions, En ce qui concerne le prequis, les candidats devaient avoir des bases en anglais et en informatique. Nous voyons comment mixer la téléphonie fixe, le GSM et l'informatique, détaille Frédéric Dinon de Technobel. Les cours se donnent dans les locaux du BEP mais cela n'empêche pas les organisateurs de prévoir de petites sorties de temps autre.

V.M.

A Noter :
Interface3.Namur (Bâtiment du BEP)
Avenue Sergent Vrithoff 2 - 5000 Namur
Tél./Fax: 081/63.34.90 - www.interface3namur.be

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