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Les déterminants de l’attrait pour les études et les métiers scientifiques et techniques chez les 12-25 ans

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Sep

30

Les déterminants de l’attrait pour les études et les métiers scientifiques et techniques chez les 12-25 ans

Une étude commandée par le Forem et réalisée par l’UCLouvain essaye de comprendre l’attrait que les jeunes ont, ou n’ont pas pour les filières STEM (entendez filières Sciences, Technology, Engineering and Mathematics).

Lors d’un Webinaire organisé par le réseau inter-universitaire Sciences.be, Paul-Louis Colon (service veille, analyse et prospective au Forem) et Paul De Sacco (direction générale stratégie du Forem, dispositif d’orientation tout au long de la vie) ont pu expliciter ce rapport de recherche qui a porté sur plus de 6000 jeunes.

Ils reviennent en premier lieu sur l’importance de ces métiers dans un monde où la technologie prend de plus en plus de place entrainant d’une part la mutation des « anciens métiers » et d’autre part la création de nouveaux métiers.

Ensuite, ils attirent l’attention sur le changement des attentes des jeunes envers leur(s) futur(s) métier(s). Ces jeunes ont besoin de sens dans ce qu’ils et elles font, la qualité de leur environnement est importante, tant physique que sociale et enfin, ils et elles recherchent un équilibre entre leur vie professionnelle et privée.

 

Les métiers STEM sont divisés, dans leur étude, en deux parties : les métiers STEM « manuels » et les métiers STEM « intellectuels ». En fonction de ces deux catégories, l’analyse des réponses données par les jeunes quant à leur attrait pour telle ou telle filière fait ressortir des diversités.

Même si, dans les deux cas, les garçons ont des réponses plus favorables que les filles quant à ces filières, la perception de leurs propres capacités dans ces matières les autorisent à se diriger vers des études supérieures ou pas.

Il ressort également l’importance de l’environnement et de l’entourage directe du jeune ; en effet, un jeune dont les parents ont fait des études supérieures ont plus de chance de se tourner vers des études dans les filières STEM.

Cela ressort aussi de ce que nous avons pu observer chez Interface3.Namur en ce qui concernent les TIC, une ou un jeune dont un parent a déconstruit les stéréotypes du métier aura plus facilement un intérêt à se lancer dans ce type d’étude.

 

Des pistes de recommandations ont également été données pour contrer ce faible attrait pour les filières STEM, nous retrouvons entre autres :

  1. Porter l’information sur l’intérêt commun du travail et la contribution sociétale des entreprises du secteur
  2. Favoriser les rencontres entre professionnel.le.s et jeunes en amenant la dimension collective et collaborative du travail
  3. Renforcer la confiance en soi chez les jeunes quant à leurs « capacités » globales et pas uniquement dans les matières qui sont vues comme primordiales dans ces secteurs. Ce point est particulièrement important pour les filles qui subissent encore plus des stéréotypes liés à ces matières
  4. Montrer la réalité de terrain, avec les applications concrètes qui sont réalisées dans ces métiers lors des activités d’orientation
  5. Cibler également l’entourage des jeunes lors de ces activités d’orientation. En effet, l’entourage est un facteur très important dans le choix d’orientation

 

Au niveau du rapport, il est noté que « Une des causes de ce désintérêt pourrait être, selon les travaux de Diekman (2010) l’attirance accrue des jeunes femmes pour des activités qui impliquent d’interagir avec d’autres personnes et dans un intérêt commun. Cette dimension, appelée « communalité », ne se retrouverait pas dans la représentation généralement partagée des métiers scientifiques et techniques. »

Il semble donc important de faire intervenir dans les découvertes métiers cette notion de communalité, ne plus rester sur une description basique du métier mais donner du sens et montrer l’aspect relationnel qu’on retrouve dans ces secteurs.

Chez Interface3.Namur, nous sommes particulièrement attentifs à déconstruire les stéréotypes de genre mais aussi les stéréotypes qui sont liés aux métiers de l’informatique, afin que chacune et chacun puisse y trouver sa place si il ou elle en a envie.

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